Il y eut un matin, il y eut un soir.

Un jour, je me suis levé, les yeux illuminés.
Le soleil était haut et le ciel dégagé.
J’observais le monde dans lequel je vivrais.
Et je pensais aux expériences qui allaient m’arriver.
Il y eut un matin, il y eu un soir, j’étais encore un bébé.

Un autre jour, j’écrivais dans ma tête, mon histoire future.
Je fixais l’horizon, le regard brillant d’étoile.
Et je me rêvais d’un avenir pur.
Il y eut un matin, il y eut un soir, je tissais déjà ma toile.

Un jour suivant, alors que je vivais ma vie.
Je découvris, ce qui allait être mon éternelle compagnie.
On me dit qu’on appelait ça, un ami.
Il y eut un matin, il y eut un soir, et un petit peu plus, je grandis.

Un midi, je regardais le monde qui m’entourait.
Et pour la première fois, mes yeux s’ouvraient.
Je découvrais l’amertume de la vie, sa face cachée.
Il y eut un matin, il y eut un soir, j’appris à pleurer.

Et puis un soir, je rentrais chez moi.
Quand j’entendis des pleurs venant de là.
Je me hâtais d’y aller, pour aider, mais c’est ici que je me blessais.
Il y eut un matin, il y eut un soir, mon coeur était maintenant las.

Mais plus j’y repensais, plus je me relevais.
Car au fond, la vie n’est qu’une mer déchaînée.
Vagues, vents et marées n’ont de cesse de nous renverser.
Mais ce bateau où l’on navigue.
Ce capitaine qui nous guide.

Ce monde serait trop beau, s’il en était autrement.
Alors ainsi, je sillonne cet océan.
Sans réel but, ni réel sens.
Car au fond, quand on y repense.

C’est cette mer, ces vagues qui nous font avancer.
Vers une aventure incertaine, inexplorée.

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